• Vient un homme des champs
    Vient un homme de la ville
    Riche ou sans argent
    Un savant, un imbécile
    Poète ou militaire
    Un joueur de mandoline
    Par pitié je ne veux pas
    Mourir vieille fille

    La la la j'ai une sœur
    De son âge le plus tendre
    Avait tant de jolis cœurs
    Qu'elle ne savait lequel prendre
    Mais quant à moi
    Le premier qui se présente
    Sera celui de mon choix
    Et j'en serai contente

    Vient un homme des champs
    Vient un homme de la ville
    Riche ou sans argent
    Un savant, un imbécile
    Poète ou militaire
    Un joueur de mandoline
    Par pitié je ne veux pas
    Mourir vieille fille

    Marguerite pourtant
    Qui n'était pas bien jolie
    Sitôt qu'elle eut seize ans
    La voilà qui se marie
    À dix-huit ans
    Mit au monde deux jumelles
    Moi je vois passer les ans
    Et je suis demoiselle

    Vient un homme des champs
    Vient un homme de la ville
    Riche ou sans argent
    Un savant, un imbécile
    Poète ou militaire
    Un joueur de mandoline
    Par pitié je ne veux pas
    Mourir vieille fille

    Je serai sans reproche
    Ni plaintive, ni jalouse
    Une vraie Pénélope
    Un modèle d'épouse
    Il pourra boire au café
    Tout ce que j'économise
    Maintenant à vous de juger
    Si je vaux la mise

    Vient un homme des champs
    Vient un homme de la ville
    Riche ou sans argent
    Un savant, un imbécile
    Poète ou militaire
    Un joueur de mandoline
    Par pitié je ne veux pas
    Mourir vieille fille

    Cerise sur le gâteau, le clip. Vazivôar, c'est croquignolet :


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  • Attention, liste non exhaustive.

    Car tout est bon à utiliser pour nos détracteurs/trices. Par exemple :

    - Nous attaquer rapport à notre aspect physique ou notre vie sexuelle présumée ("Vous êtes moches, mal baisées", terrriiible pour une fâme !).

    - Critiquer notre orientation sexuelle en cas de non conformité à la bonne no-norme en vigueur (les machos sont souvent homophobes), nos origines ethniques / socio-culturelles.

    - Tenter de prouver aux autres que nous sommes folles, hystériques, agressives, que nous divaguons (en gros, qu'il faudrait nous interner voire nous déporter comme au "bon vieux temps" où on pouvait le faire), que nous sommes anti-hommes, anti-femmes non féministes, anti-bêtes, anti discussion, bref, intolérantes, fascistes, misanthropes, sectaires, inhumain-e-s et j'en passe.

    - Nous parler sur un ton professoral / condescendant pour nous faire taire (genre : "Ma pauvre petite, si tu avais fait des études, tu saurais que les hormones blablabla, à la préhistoire bliblibli, pis c'est comme ça et pas autrement s'pèce de chieuse toute poilue").

    - Se victimiser ("Je ne veux pas payer pour tous les hommes, mais je vous donne la planète entière si vous voulez tant dominer" / "Mais ne croyez-vous pas que nous, les hommes, nous ne souffrons pas de toutes ces castratrices ?").

    - Nous plaindre, avec une pitié que j'associe à un formidable (et parfois cruel) mépris ("Ta vie doit être bien pitoyable si tu penses cela, ta façon de t'exprimer montre que tu dois être bien frustrée").

    - Pratiquer allègrement le retournement de situation ("T'es agressive, connasse ! Puisque j'te dis que le sexisme est mort ! T'es bouchée ou quoi ?" ;op).

    - Sur certains sites généralistes, créer des faux comptes puis coloniser une rubrique ayant trait à l'égalité des sexes pour poser des questions totalement HS (histoire de noyer nos interrogations dans la masse ou de se moquer de nos points de vue), faire de la prétendue "provoc" (à deux balles) en tentant de nous humilier, se répandre en informations erronées...

    Vous pouvez, bien entendu, ajouter quelques points à cette liste selon vos expériences et vos vécus respectifs de militant-e-s féministes. ;o)


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  • La féérie de Noël continue.

    ... Et moi qui la croyais révolue : quelle naïveté !

    Eh oui, figurez-vous qu'ici à Lille, certaines personnes ont jugé bon de laisser bien en évidence leurs sûûû-perbes illuminations noëlesques, sans doute fabriquées dans des pays où ça ne doit pas être tous les jours la fête, soit dit en passant.

    Alors, "on" nous dit de faire attention à notre consommation, qu'il y a urgence, qu'il FAUT faire son bon citoyen respectueux de la planète (ah tiens : il serait temps) en éteignant ses feux un jour donné (mais juste cinq minutes, faut pas pousser nan plus), et pendant ce temps-là, outre certains commerces qui clignotent encore de leur mille feux, il y a des individus qui doivent trouver qu'on n'a pas encore assez vu leurs sapins tous jolis, Rudolf au nez qui brillent, guirlandes multicolores et autres inventions pourtant banales, & qui, paraît-il, font rêver...


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  • Je me plains, analyse, critique & décortique... Mais je ne suis pas si malheureuse, en somme. Bon nombre de choses me révoltent en ce monde mais si je me cantonne un instant à mon petit carcan égotique, je puis affirmer que je suis satisfaite malgré tout. Enfin, déjà plus qu'il y a cinq ans, par exemple.

    Fin 2002, de tristounettes réminiscences s'offrent à moi. J'étais seule et j'aurais tout voulu, même l'illusion. Ainsi je m'appliquais à bécoter les miettes d'une "amitié" entre deux errances moroses où je me pensais folle ou problématique, puisque nul ne m'affirmait le contraire.

    J'avais des "copains" qui me prenaient pour une merde et me larguaient comme telle à chaque écart disconventionné. Ne vous méprenez pas, je ne recherchais pas la couplaison - je n'y ai d'ailleurs jamais vraiment cru - je voulais juste exister pour quelqu'un-e, et puisqu'il était plus aisé pour moi d'attirer un homme (ô vil fourvoiement !), j'y allais le bec dans la semence.

    Ayant compris ma douleur, plus tard, j'ai tout simplement souhaité donner. On est parfois bien bête lorsqu'on est jeune et encore un peu formaté-e. Je ne regrette rien sinon de n'avoir connu une amitié proche, réelle et sincère. En fait, je ne croyais en rien, sauf en cela. Il n'a jamais fallu me parler de mariage, de formation bidon ou de quelqu'autre projet de ce type : mes desseins ne se sont jamais influencés par le dernier des drôles. D'autres conseils auraient été les bienvenus, mais je ne les ai pas eus à temps. Ma fierté d'alors les auraient-ils acceptés ?

    Fon 2007, j'habite toujours au même endroit (pourquoi choisir la fuite ?), mais mon comportement & mes relations ont quelque peu changé-e-s. je m'adonne beaucoup moins à une pseudo-tolérance de polissoir de griffes et n'hésite pas à braver la solitude quand il le faut. Expérience & méfiance, un duo. Je tiens à mes convictions, pas à la prostitution de mes discours au nom d'une convention sociétale quelconque dont je n'ai finalement que faire. Je me cherche beaucoup moins (est-ce cela être "mûre" ?!) sans pour autant être toujours très sûre de moi. Mais j'y travaille...

    Pour cette année 2007, j'ai décidé d'affirmer davantage mes choix et de cesser de cautionner l'incautionnable (quitte à m'en prendre plein le groin). D'éviter d'être lâche, quitte à éviter discours et individu-e-s stériles ou mal intentionné-e-s.

    Et vous ?


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