• Les femmes et la dépendance amoureuse (le complexe de Cendrillon)

    "Le poète Byron disait que l'amour est pour un homme une chose à part (sous entendu il est plus intéressé par sa réussite sociale et professionnelle) tandis que pour une femme c'est toute son existence (la priorité des priorités)

    De fait si les femmes sont plus souvent victimes d'une dépendance amoureuse c'est parce qu'elles s'investissent plus profondément dans leur vie affective.

    On entend dire dans des conversations de femmes : "Quand je tombe amoureuse d'un homme j'ai besoin de le prendre en moi, qu'il me remplisse et me comble. Quand il me quitte je me sens vide".

    Trop souvent une femme se sent diminuée, malheureuse, pas aimable lorsqu'elle est séparée de l'homme qui lui sert de référence obligée à l'identification qu'elle a d'elle même.

    Pour les femmes, vivre à travers quelqu'un d'autre, par et pour un homme, a été encouragé pendant des siècles. En France, ce n'est qu'à l'issue de la seconde guerre mondiale qu'elles ont obtenu d'être des citoyennes à part entière (droit de vote, droit d'ouvrir un compte en banque sans l'autorisation du mari). Ce n'est qu'à la fin des années soixante qu'elle sont devenues libres de maîtriser leur fécondité. Mais en amour sont elles libres ou attendent-elles encore leur seigneur et maître ou prince charmant ?"

    Source : http://www.sosdeprime.com/ (eh oui !), rubrique "Paroles de femmes".


  • Commentaires

    1
    kiki a peur
    Samedi 29 Décembre 2007 à 14:24
    bzzz
    merci pour ton message....bonnes fetes et à très bientôt.....
    2
    moi
    Samedi 29 Décembre 2007 à 15:33
    merci
    Bien vu et très vrai. Même en tant que féministe, j'ai du mal à me débarasser de ça, je l'avoue.
    3
    Samedi 29 Décembre 2007 à 17:03
    Dépendance...
    Merci Kiki, & bonnes fêtes à toi aussi ! Oui, Moi, je comprends bien cela : le formatage a été tel à ce sujet qu'il est parfois difficile, même en étant féministe radicale, de se défaire d'une image d'homme idéal qu'on voudrait bien chérir (on y pense d'ailleurs souvent après s'être coltinée un macho). Personnellement, même si je n'ai jamais vraiment souhaité vivre en couple ou fonder une famille, je me surprends parfois à aspirer à un partenaire (plutôt "un" que "une", sans doute parce-que j'attire davantage d'hommes ?!) humaniste, doux, doté d'un esprit critique allant jusqu'à l'engagement, & avec qui je pourrais m'enrichir, sexuellement et spirituellement. Ce qui me dégoûte par dessus tout, ce sont ces couples qui s'établissent par confort-misme ou dépit, en attendant mieux, genre "faute de grives", quoi... Et j'en connais pas mal, qu'ils l'avouent franchement ou qu'ils se confient poco a poco. Pour en revenir aux femmes, c'est un gros problème qui les pousse parfois à moult concessions (mais on en avait déjà parlé ;o)). Foutu mythe de l'amour chevaleresque !
    4
    moi
    Samedi 29 Décembre 2007 à 18:09
    oui
    Oui on en a parlé et aïe aïe ... entre les transferts, les besoins de voir du monde et la propagande couple, je dois dire que j'ai encore du chemin à faire. Au fond, je crois que ce qui me manque le plus parfois, c'est de voir des gens qui partagent mes convictions et soyons honnête la tendresse. Merci de ta compréhesnion Cha, je comprends parfaitement tes aspirations et je pense avoir les mêmes.
    5
    Lundi 31 Décembre 2007 à 17:30
    c'est juste
    C'est bien ainsi qu'il faut poser le problème, en introduisant l'idée qu'une femme puisse d'abord exister par elle-même et être reconnue en fonction de ce qu'elle est, de ce qu’elle est devenue à partir de ses expériences intimes et publiques. Une femme ayant vécu entourée par des machos n'aura comme langage que celui de la dépendance. C'est pourquoi je dis merci aux féministes qui se sont battues pour l'égalité des droits. Rien n'étant définitivement acquis dans ce domaine, il faut continuer la lutte pour l'indépendance, pour que personne ne soit jamais choqué par une femme qui parle en son propre nom et pour que personne ne se sente autorisé à la rabaisser s’il l’entend faire des discours qui présentent un point de vue original. Pour que personne ne prenne pour du délire ce que les femmes disent avec sérieux. La réelle folie c'est de renoncer à l’usage de l’intelligence.
    6
    Jeudi 3 Janvier 2008 à 11:48
    c'est toujours un problème ...
    Précisément et quand je vois les jouets pour filles ... princesse charmante en attente toujours du prince ... alors que celui sensé jouer le prince ne reçoit aucune instruction dans ce sens là, bien au contraire on lui apprend à dominer, à jouer à la guerre, au plus fort, plus rapide etc.... ben je me dis qu'on prépare encore de belles emm... aux jeunes filles de demain avec ces illusions de pacotille ! ;o((
    7
    Mercredi 9 Janvier 2008 à 16:07
    Oui, de belles emmerdes...
    ... & pendant qu'elles se focaliseront sur leurs "histoires de cœur", elles s'occuperont déjà beaucoup moins de tout ce qui a trait au monde, à l'actualité, etc. Superbement bien ficelé, ce truc (argh). C'est sans doute même avec ces conditionnements que certaines se retrouvent sur SOS-déprime ou chez certains psys peu scrupuleux du bien-être humain...
    8
    Vendredi 11 Janvier 2008 à 15:01
    un peu hors sujet mais ça me fais penser...
    J'ai eu longtemps ce sentiment de dépendance, j'ai fait des concessions pour "garder" des ex... Ces concessions biensûr consistaient à me modeler pour correspondre à ce qu'ils attendaient. Heureusement, ça n'a pas durer :-) Quand j'ai rencontré mon copain actuel (il y a 8 ans) j'ai su tout de suite que je n'aurai pas "besoin" de jouer un rôle pour lui plaire coute que coute. Je sais aujourd'hui que si on se sépare un jour, c'est lui en tant que personne qui me manquera, pas le coté "social" d'être en couple
    9
    Vendredi 11 Janvier 2008 à 15:41
    Si, c'est tout de même en rapport, je trouve
    J'ai connu cela aussi, Shiloune. Parce-que j'étais fort jeune, assez isolée (pas de vraies amies, & des parents qui me rabaissaient sans cesse), pas sûre de moi... Alors je me raccrochais à ceux que je pensais intéresser, même si, bien entendu, je me fichais pas mal du côté social et des conventions.
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