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Transitudes & tergiversations publiques

Chatte échaudée craint l'air du temps...

"Ne faites pas pipi pour gagner une Wii" | 20 janvier 2007



Jeux du cirque et autres paris de broutards sont toujours d'actualité. Avec quelques variantes, toutefois.

Hier, Jennifer Strange, vingt-huit ans & mère de trois enfants, est décédée aux suites d'un concours radiophonique particulièrement intelligent : afin de gagner une Wii*, les candidats étaient tenus d'ingurgiter une quantité maximale d'eau, tout en se retenant d'uriner le plus longtemps possible. La participante (qui a fini deuxième, pour l'anecdote), est morte chez elle des suites de cette ingestion trop massive de liquide.

J'apprends à l'instant que dix employés de la radio en question ont été limogés sur le champ, ainsi que trois DJ. C'est bien peu pour ce que j'appellerais complices, voire criminels. Il me semble aussi qu'une infirmière avait téléphoné pendant ce concours, mettant en garde la fine équipe ainsi que les auditeurs du danger de faire endurer tout cela à un corps humain.

Mes parents, avec qui je dînais ce soir, ont davantage incriminé les initiateurs que les participants, et j'en fus agréablement surprise. Mais jusqu'où iront certains pour faire de l'audience ? & (oui, je radote), où est l'évolution humaine, dans tout cela ? Le principe est le même qu'il y a des lustres, seul l'aspect du gain change. Jennifer n'avait pas les moyens et souhaitait offrir la Wii à ses enfants. Toujours les mêmes qui trinquent, si j'ose le jeux de maux. "Qui peut réellement se la payer ne va peut-être pas se fourvoyer dans de telles imbécillités". C'est triste...

Cha*

* Sorte de console de jeux (au moins j'aurais appris un nouveau terme aujourd'hui, car l'option illimitée de la cownerie humaine, je l'avais malheureusement déjà intégrée depuis longtemps).

Publié par Chaminou à 00:30:34 dans Ben quoi, je suis sensible, et ça vous fait rire ? | Commentaires (15) |

Récupère vert | 15 janvier 2007


Mon olivâtre plumeau virevolte dans la pièce, faisant éclater des milliers d'étoiles argentées. Puis je me plie en deux afin de faire sortir cette trompe géantifique, laquelle absorbera tous ces résidus jusqu'à explosion de la panse qui l'accompagne. Force est de constater que n'ai pas (non plus) le prétendu gêne du ménage. Juste un minimum vital de respect pour la bien-être de mes cafards.

J'éternue, fais une pause, mi-réfléchie, mi-consternée, au milieu de ce sombre gourbi... Avant de reprendre de plus belle, amenant ça et là sachets de brocante éventrés, livres écornés par négligence, cartes publicitaires d'un goût douteux.

Depuis bien longtemps je privilégie la récup, le troc, les accessoires de seconde main. Il n'est d'ailleurs pas rare de m'apercevoir, lors de la période des "monstres", juchés sur un mont de cochonneries abandonné afin d'en extraire la pièce rare qui me ravira plusieurs années durant... Besoin d'une boîte, d'un caisson ou d'un gilet ? Je choisis les circuits parallèles autant que faire se peut. Soyons raisonnables : avons-nous réellement besoin du superflu qu'on nous propose, admoneste, martèle, inflige, et tout ce que vous voudrez d'autre ?!

Publié par Chaminou à 19:43:32 dans Transitudes & tergiversations publiques | Commentaires (8) |

Embellis ton histoire | 06 janvier 2007

Publié par Chaminou à 23:02:28 dans Transitudes & tergiversations publiques | Commentaires (2) |

Voltiger, aérienne, sur les pas d'un zombie | 04 janvier 2007


Me voilà une grande fille : je retourne à présent en solo au restaurant, bravant les regards interrogateurs et/ou de pitié.

Quel bonheur alors de pouvoir savourer en toute quiétude son plat au goût de caniche mouillé, puis son café mâtiné d'eau de vaisselle, sans même troubler l'ordre patriarcal public ! Un peu plus et je m'y serais installée des heures, à siroter un jus de litchi tout en lisant mon horoscope chinois (important).

Certain-e-s d'entre vous s'étonneront peut-être en me lisant. Mais sachez que l'on m'a jadis menée la vie dure lorsque j'avais l'outrecuidance de m'imposer seule dans un lieu restauratoire (entre autres, évidemment) pourtant public. Je me suis souvenue en me réveillant de ces deux hommes qui m'avaient poussée violemment alors que je goûtais simplement d'un pain au chocolat dans une brasserie. Puis de cette bande qui avait cru bon de me donner une leçon en me balançant un verre d'eau dans la face, parce-que j'ignorais tout simplement leurs avances on ne peut plus lourdingues. Bien sûr, il y a aussi les patrons romantiques, qui, lorsque vous osez vous attabler seule dans un kebab, vous complimentent à propos de votre bouche merveilleuse avec un regard de pervers (et je vous assure que je ne peux pas être parano à ce point là !).

Mon ami Fafa (un témoin oculaire ! En-fin ! ;o)), s'il me lit, pourrait également vous parler de ce charentonnais qui, dédaignant sans doute ma présence au comptoir, tentait tant bien que mal de me coller à la peau afin que je dégage vite fait (eh, comment que j'fais pour payer, mi ?).

J'en ai bien d'autres à mon actif. Mais puisque ces espaces sont, me semble-t-il, à tout le monde, j'ai décidé d'affronter (certes, dans une moindre mesure) plutôt que de fuir.

& advienne que pourra.

Publié par Chaminou à 15:45:43 dans Pussy mystique powa | Commentaires (10) |

Bilan | 02 janvier 2007


Je me plains, analyse, critique & décortique... Mais je ne suis pas si malheureuse, en somme. Bon nombre de choses me révoltent en ce monde mais si je me cantonne un instant à mon petit carcan égotique, je puis affirmer que je suis satisfaite malgré tout. Enfin, déjà plus qu'il y a cinq ans, par exemple.

Fin 2002, de tristounettes réminiscences s'offrent à moi. J'étais seule et j'aurais tout voulu, même l'illusion. Ainsi je m'appliquais à bécoter les miettes d'une "amitié" entre deux errances moroses où je me pensais folle ou problématique, puisque nul ne m'affirmait le contraire.

J'avais des "copains" qui me prenaient pour une merde et me larguaient comme telle à chaque écart disconventionné. Ne vous méprenez pas, je ne recherchais pas la couplaison - je n'y ai d'ailleurs jamais vraiment cru - je voulais juste exister pour quelqu'un-e, et puisqu'il était plus aisé pour moi d'attirer un homme (ô vil fourvoiement !), j'y allais le bec dans la semence.

Ayant compris ma douleur, plus tard, j'ai tout simplement souhaité donner. On est parfois bien bête lorsqu'on est jeune et encore un peu formaté-e. Je ne regrette rien sinon de n'avoir connu une amitié proche, réelle et sincère. En fait, je ne croyais en rien, sauf en cela. Il n'a jamais fallu me parler de mariage, de formation bidon ou de quelqu'autre projet de ce type : mes desseins ne se sont jamais influencés par le dernier des drôles. D'autres conseils auraient été les bienvenus, mais je ne les ai pas eus à temps. Ma fierté d'alors les auraient-ils acceptés ?

Fon 2007, j'habite toujours au même endroit (pourquoi choisir la fuite ?), mais mon comportement & mes relations ont quelque peu changé-e-s. je m'adonne beaucoup moins à une pseudo-tolérance de polissoir de griffes et n'hésite pas à braver la solitude quand il le faut. Expérience & méfiance, un duo. Je tiens à mes convictions, pas à la prostitution de mes discours au nom d'une convention sociétale quelconque dont je n'ai finalement que faire. Je me cherche beaucoup moins (est-ce cela être "mûre" ?!) sans pour autant être toujours très sûre de moi. Mais j'y travaille...

Pour cette année 2007, j'ai décidé d'affirmer davantage mes choix et de cesser de cautionner l'incautionnable (quitte à m'en prendre plein le groin). D'éviter d'être lâche, quitte à éviter discours et individu-e-s stériles ou mal intentionné-e-s.

Et vous ?

Publié par Chaminou à 20:08:28 dans C'est fait, Eric | Commentaires (6) |

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