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Transitudes & tergiversations publiques

Chatte échaudée craint l'air du temps...

Des petits riens... Vraiment ? | 21 juin 2008

Je ramasse souvent les vieux journaux gratuits qui traînent avant de les parcourir tout en prenant soin d'annoter et de commenter les articles (même si je passe souvent les pages lorsque je tombe sur les rubriques "sport" et "people", par exemple). Quand quelque chose me marque, j'arrache alors le morceau et je le fourre dans mon sac. Voilà ce que je retrouve aujourd'hui :

« Entendu aujourd'hui, près des Halles, à Paris : une jeune femme interpelle des gens dans la rue pour Action contre la faim. Un homme lui répond, en riant : "Je n'ai pas faim, merci". les 850 millions d'êtres humains menécés de famine apprécieront ».

Stéphane, courrier des lecteurs (source : Metro, édition lilloise).

Publié par Chaminou à 03:09:57 dans Ben quoi, je suis sensible, et ça vous fait rire ? | Commentaires (0) |

Les trois amis | 19 avril 2008


Publié par Chaminou à 00:08:05 dans Ben quoi, je suis sensible, et ça vous fait rire ? | Commentaires (15) |

Les temps changent (pas toujours comme j'voudrais, mais bon...) | 20 mars 2008


Publié par Chaminou à 00:34:50 dans Ben quoi, je suis sensible, et ça vous fait rire ? | Commentaires (3) |

Théorie du relativisme ? | 11 juillet 2007

 

Et consensus mou. Sors ton Bisounours et fais comme moi.

Tu verras, c'est sympa...

C'est comme ça, on n'y peut rien. Non, mais t'exagères, toi aussi.
C'est pas si terrible, c'est pas grave, faut faire avec.

Bon, on parle d'autre chose (air agacé)
Hmmm, ça veut dire que je me tais ?

Fait beau, hein ? (mine hypocrite, sourire forcé)
"Beau" : qu'est-ce qu'on s'en fout...

Allez, on est fatigué-e-s, je crois qu'il faut aller s'coucher (sommeil mal feint)
Non, moi ça va très bien, j'avais juste envie de parler.

Tous ces mots qui torturent, alors qu'ils sont faits pour anesthésier.
Tous ces faux semblants d'amour et d'amitié
Protocole établi, la vie en copié-collé.

Tu te mêles de quoi, t'as pas connu ça, toi.
"Tous les goûts sont dans la nature", tu sais ?
Non, je ne sais pas (et je le trouve tellement idiot, ce leimotiv...)

Et puis, si c'est leur choix ?

Chacun est libre.
Ah, je l'adore, celle-là.

Bien entendu : tout le monde est libre de ses actes, de ses agissements, de son vécu, quoi. Il n'existe aucune infuence extérieure, aucune.

Juste quelques caractéristiques, exclusivement nichées dans les gènes, sur l'hypopo, euh... Thalamus, aux creux de mes reins...

C'est tellement plus simple de "raisonner" ainsi.

Toutes ces phrases qu'on répète pratiquement sans le vouloir, sauf que souvent, on n'a rien contre non plus.

Pourquoi ça me rend si triste, pourquoi ce mélange de lâcheté et de bêtise m'est si insupportable, alors que d'autres, apparemment, savent s'en accomoder avec brio ?

Et puis pleurer, ça ne sert rien.
Faut plus parler de ça.

De toute façon, les gens font comme ils veulent, hein.

C'est cela, oui.

En attendant...

Marre de cette démago bête à crever qui annihile tout débat, tout risque à l'erreur, toute tentative d'évolution. Marre de ces vitotages plats et monotones, de ce manque de courage et de créativité, de ces gens qui feignent l'endormissement.

Et de cette peur imbécile du qu'en dira-t-on.

 

Publié par Chaminou à 15:09:25 dans Ben quoi, je suis sensible, et ça vous fait rire ? | Commentaires (6) |

Un vecteur de communication qui passe pour universel | 22 juin 2007


Les cris lancinants des ambulances vont et viennent de concert ce soir, et moi, j'erre, douloureuse, à l'affût de quelque inoubliable sonorité qui saurait me faire oublier ces ambiances festives quoiqu'un peu glauques pour qui peut bien gratter de cette manière atrabilaire qui semble être mienne.

Il est encore assez tôt et nombreuses sont les familles qui se baladent pour l'occasion. Dans quelques heures, une faune anonyme et quelque peu portée sur la boisson l'aura remplacée. Dix ans que j'y participe, à cette fête. De par ma présence, surtout. Jamais joué de quoi que ce soit pour l'occasion. J'en serais d'ailleurs totalement incapable, à présent. Jamais performé non plus. Rien. Pour l'heure, l'attention déplacée que me porte un passant m'indispose et j'aimerais juste pouvoir être invisible et me repaître des sons qui tentent de m'envahir...

Un didgeridoo s'affole au loin, et les groupes de rock habituels vont déjà bon train (je suis toujours étonnée de constater que les reprises rock mollassonnes ont tant de succès auprès du public). La petite fille qui a sorti son synthé suscite quelques sourires émouvants. Sacré début de patchwork, tout de même. Je m'étonne de ne pas encore avoir croisé de chorale de quartier, ou de regroupement catholique quelconque. Tout ch'perd, mes enfants, ah, vraiment, y a plus d'époque. J'en ferai part à Jack à l'occasion.

L'averse subite que je soupçonne être une conséquence de ce chaos-sonique m'arrache un sourire. Je me réfugie tout de même dans une galerie, puis décide d'aller faire un tour dans ce Vieux-Lille qui me rend mal à l'aise, allez savoir pourquoi. A son orée, un formidable trio jazzistique nous régale de ses compos. J'admire son jeu, son talent, je... Pour la première fois, ce style m'émeut vraiment. Je m'imagine alors à la place du batteur, tente de m'immiscer dans son ressenti... Puis me réveille ne me disant qu'après tout, il s'agit d'un milieu élitiste - autant que masculin - et que toutes ces choses là ne sont pas supposées être pour moi.

Plus loin, un groupe amateur de samba particulièrement porté sur la percussion attire beaucoup plus de monde. Niveau qualitatif, rien à voir avec ce que je viens d'évoquer, évidemment. Le contraste me fait alors songer qu'avec un jeu de casseroles usagées, n'importe qui pourrait en faire autant. Et bien qu'il soit vrai qu'humeur et bonne volonté pourraient presque nous faire tout oublier, je rumine, exigeante. Car je veux des sensations. Je ne suis pas sortie pour la forme (que je n'ai pas vraiment, avec ce ventre douloureux), ni pour rejoindre d'éventuel-le-s ami-e-s. Je veux être étonnée. Enchantée. Epoustouflée par quelque chose que je ne connais pas bien, surtout.

Devant la Voix du Nord, un groupe de capoeiristes joue le jeu. Le public se plaint du caractère lassant du rituel, alors que je présume qu'il est essentiel à la compréhension de cet art. Bon, finalement, je n'y vois pas grand chose... Faudrait vraiment faire plus d'un mètre soixante quinze pour pouvoir apprécier l'ensemble, je pense. Ou que ce chien de berger landais me file ses échasses, si toutefois je suis capable de tenir dessus, ce dont je doute, vraiment. Par ailleurs, il est un peu tard pour le prévenir, ce ne serait pas très poli de ma part.

Petit détour pour rentrer. Je tombe sur l'un de ces nombreux groupes qui reprennent médiocrement un titre connu de Noir-Désir, genre parodie très premier degré. Sombre héros, certes. Et les véhicules estampillés SAMU semblent se multiplier.

Oh, je ne sais pas pourquoi, mais à présent, je voudrais rentrer chez moi.
 
 

Publié par Chaminou à 04:08:01 dans Ben quoi, je suis sensible, et ça vous fait rire ? | Commentaires (4) |

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