Si on peut plus faire confiance
A celui qui mène la danse
Si on doit se protéger
Pour quelques secondes damnées
Mais pourquoi
À moi
Ces cadavres exquis
Te pourriront la vie
Ces jumeaux oubliés
Recrachés
Si ton sang pourrit sa terre
Si tes discussions l'atterrent
Un instant
Sans voix
Exprimer ce que tu r'ssens
À un mort-né qui s'en fout
De toi, de tout
Si t'as cru bon d'oublier
De dire qu'c'était pas grand chose
Que tout peut recommencer
Faudrait peut-être expliquer
Aux autres,
Aux autres,
Que t'es là
Que tu vis, que tu parles
Que t'as souffert, bientôt
Les deux jambes écartées
Sur un linceul
Frigorifiée
Banalisation
De ces actes de violence
Celui qui m'nait la danse
Il a pas fait exprès
Il se dit qu'il s'en fout
Il n'est même pas venu
Quand t'es seule pour parfaire
Cette existence de morts
Tu t'dis tout est à r'faire
Lui il dort.
Les passions,
Connaît pas,
On t'les l'a arrachés
C'est comme ça (...)